Votre contrat d'assurance-vie a passé le cap des 8 ans ? C'est le moment où sa fiscalité devient la plus douce. Encore faut-il savoir comment retirer votre argent sans alourdir inutilement votre imposition. Voici, pour 2026, les règles du rachat après 8 ans et les principes d'une stratégie de retraits maîtrisée.

Pourquoi le cap des 8 ans change tout

L'assurance-vie n'est jamais bloquée : vous pouvez retirer (on parle de « rachat ») tout ou partie de votre épargne à tout moment. Mais la fiscalité applicable aux gains dépend de l'ancienneté du contrat. Après 8 ans, deux avantages se cumulent : un abattement annuel sur les gains et un taux d'imposition réduit.

Point essentiel, souvent mal compris : lors d'un rachat, seule la part de gains (les intérêts, les plus-values) contenue dans le retrait est imposée. Le capital que vous avez versé, lui, n'est jamais taxé.

À retenir

Ce n'est pas le montant retiré qui est taxé, mais uniquement la fraction de plus-value qu'il contient. Un rachat de 10 000 € sur un contrat composé à 80 % de versements et 20 % de gains ne génère que 2 000 € de base imposable.

L'abattement annuel de 4 600 / 9 200 €

Après 8 ans, vos gains bénéficient chaque année d'un abattement avant impôt sur le revenu :

4 600 €

Pour une personne seule (célibataire, veuf ou divorcé). Les gains rachetés sous ce seuil échappent à l'impôt sur le revenu.

9 200 €

Pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune. Un plafond doublé, très utile pour organiser ses retraits.

Chaque année

L'abattement se renouvelle tous les ans, mais n'est pas reportable : ce qui n'est pas utilisé une année est perdu.

Sur les gains seuls

L'abattement s'applique à la part d'intérêts, pas au capital retiré. Il se combine au taux réduit d'imposition.

La taxation des gains en 2026

Au-delà de l'abattement, les gains restent soumis à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Pour les contrats de plus de 8 ans :

1
Taux réduit de 7,5 % : pour la part des gains issue de primes versées après le 27 septembre 2017, dans la limite de 150 000 € de primes versées (tous contrats confondus). Au-delà, le taux passe à 12,8 %.
2
Prélèvements sociaux de 17,2 % : ils s'appliquent aux gains. Bonne nouvelle en 2026 : l'assurance-vie conserve ce taux de 17,2 %, alors que la loi de financement de la Sécurité sociale a porté à 18,6 % le taux applicable aux autres revenus du capital.
3
Prélèvement à la source : au moment du rachat, l'assureur prélève un acompte. La régularisation se fait ensuite via votre déclaration de revenus, l'abattement étant appliqué à ce stade.
4
Dispense possible d'acompte : si votre revenu fiscal de référence N-2 ne dépasse pas 25 000 € (personne seule) ou 50 000 € (couple), vous pouvez demander à être dispensé du prélèvement forfaitaire.

Exemple illustratif

Un couple ardéchois rachète 20 000 €, dont 8 000 € de gains. Après l'abattement de 9 200 €, la base imposable à l'impôt sur le revenu est nulle. Restent seulement les prélèvements sociaux de 17,2 % sur les 8 000 € de gains. Exemple simplifié, à confirmer selon votre situation.

Une stratégie de rachats programmés

L'intérêt de l'abattement annuel, c'est qu'il se renouvelle. Plutôt qu'un gros retrait ponctuel, une sortie étalée peut réduire, voire annuler, l'impôt sur le revenu :

1
Lisser les retraits : fractionner un besoin de capital sur deux années civiles peut permettre d'utiliser deux fois l'abattement.
2
Piloter la part de gains : plus le contrat est ancien et alimenté, plus la proportion de gains dans chaque rachat est élevée. À anticiper.
3
Penser transmission : au-delà du rachat, l'assurance-vie garde un rôle successoral. Retirer ou conserver dépend aussi de vos objectifs de transmission.
4
Se faire accompagner : chaque contrat et chaque foyer sont différents. Un conseiller en gestion de patrimoine à Aubenas établit une stratégie adaptée à vos objectifs.

Questions fréquentes

Q : Dois-je clôturer mon contrat pour retirer de l'argent ?
Non. Un rachat partiel laisse le contrat ouvert et préserve son antériorité fiscale. Mieux vaut souvent le conserver.

Q : L'abattement s'applique-t-il aussi aux prélèvements sociaux ?
Non. L'abattement de 4 600 / 9 200 € vaut pour l'impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus sur les gains.

Q : Que se passe-t-il au-delà de 150 000 € de primes ?
La part de gains correspondant aux primes excédant 150 000 € est taxée à 12,8 % au lieu de 7,5 %, après abattement.

Cet article est purement informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens des articles L.541-1 et suivants du Code monétaire et financier. La fiscalité dépend de votre situation et peut évoluer. Aucun résultat ne peut être garanti par avance.

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Nos conseillers à Aubenas analysent votre contrat et construisent une stratégie de rachats adaptée à vos projets. Appelez-nous au 06 69 43 83 38 ou contactez-nous pour un bilan patrimonial gratuit.

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